Premières pages DS
Sélection
 
La joie surprise mais
la beauté de ton visage
me torture
tant elle est insondable
 
tant tu deviens toi-même
vols d’oiseaux incapturables
pluie passante en frémissant
argentine courbure d'un vol dans le matin d'orages
 
 
*
 
Peu m’importe d’ailleurs
d’avoir tes yeux tes mains
d’être comme toi
 
si je peux détacher
cette mince feuille qui nous cache le jour
 
 
*
 
Licorne tropicale
Ton odeur matinale
qui construit mon royaume avec des étincelles
 
Ce geste des tropiques : le croissant des licornes
et les masques chinois qui désordent tes rimes
Dans le désordre blanc d’un lit abandonné
 
 
*
 
“ Le Silence de la mer ”
 
Voyons-nous : ensemble
poursuivant la spirale inquiète de nos obsessions
 
Il n’est vrai que descendre à la mer
vêtus de voiles légers que le vent anime
quand elle devient argentine
 
S’y livrer à toutes les tempêtes, à tous les silences
 
 
*
 
Brasier d'étoiles
 
Te déchirant la main sous l’étreinte du rêve
mais ton désir
fit de moi un brasier d’étoiles
 
Délivrons-nous des pensées hasardeuses
mais le plaisir
fit de nous un délire
qui rit des lyres
 
les lits défaits sont pour nous
enivre ma soif
dévore ma faim
 
Nous partirons pour des lunes
à la vitesse d’éblouissement
 
*
 
Désir enfant de la fougère
 
Tu parles déchiré des jours que nous n’avons pas connus. L’écume ne semble -si loin- qu’une incertitude. Où mènent ces pas si nos corps ne s’enivrent.
Claire est ta voyance sur ma gorge claire. Et sonnantes, les veines de mes poignets qui trébuchent à l’alarme de ton sang.
Interdits l’un de l’autre seul amour nous enseigne seul baiser nous ennuage nous enneige
 
*
 
Et des matins trop tendres
 
Des caravelles nous emmènent voguer
sur les cieux merveilleux
les astres destinent nos visages à la lumière
 
la lumière désigne notre corps
prêt à changer
 
*
 
Ces croissants de lune
toujours prêts à croître
 
Mais tu fis –par milliers- guérir ta tempe d’or
 
Qu’il soit blanc ! ce versant du vent
ce versant du jour
ce verseau d’amour
 
Et ces berceaux, où nous calmerons notre hâte
ce sont ventres de femmes
 
*
 
Lettre écarlate
 
Notre lit doré dans l’aurore
Où tout cela s’apprend
Te déchiffrer te déchirer te biffer
T’écrire de cette écriture charnelle
Dès que ta main sur moi
Tumultueux silence
 
Enivrés l’un de l’autre
Tes reins sous le délire
Mes seins sont le délire
Toi/moi devenons délice
 
Alors nous apprenons nous épelons
Cette Unique Lettre au creux de nos corps
 
 
*
 
“ Try just a little tenderness ”
 
Premier oiseau du jour
soleil qui traîne ses douceurs
chevelure qui traîne étrenne ton corps
prenant notre vérité
notre justesse
rassemblés dans nos présences
 
Baisers
rayons de miel
mouette ouvrant nos ciels
frissons d’azur
baiser
s’escorter de caresses qui spiralent au vent
 
*
 
Une écharpe de soie
 
Je déserte les heures dès que j’acquière ta transparence que tu m’envoles je disparais dans le chaud de ta peau comme si tu me rappelais l’oubliée de moi-même d’au-delà des attitudes l’indéfinie l’illimitée en l’extase où je te perds où tu me perds enfin retrouvés enfin nous mêmes infinitifs remontés de ce lieu de silence que tu creuses en moi éblouis irisés de joie dentelles d’écume défaites en écharpes de soie changeante jetées aux vents du soir
 
 
*
 
I found you in the bottom of a box
 
Mon amour bruissant tel marée de noctuelles
 
calmée dans ton sommeil
accrue de ton amour
luisante sous ta lèvre
 
et hâte ta parole pour que j’apprenne encor
dans l’éblouissement qu’il n’est chant que d’Amour
 
*
 
Mémoire - Trou noir
 
Que vienne pour ma tête obstinée
ce lourd parfum
de lys en liesse
 
L’amour ultra-violet
ce flash à jamais en nous éclaté